Jean-Loup Trassard, par quels chemins êtes-vous entré en littérature ?
Comme beaucoup d’auteurs, je crois, j’ai commencé à écrire étant enfant. Adolescent, je suis passé aux poèmes, en vers libres d’ailleurs, ce qui m’a mené ensuite à préférer la prose. Mes tout premiers récits, peu nombreux, étaient plutôt destinés aux enfants, mais dès que j’ai vu que je pouvais accrocher l’attention de Jean Paulhan, chez Gallimard, je suis passé à des sortes de nouvelles. Jean Paulhan m’a conduit à Georges Lambrichs, récemment entré dans la maison d’édition, et pour la collection qu’il dirigeait j’ai assemblé les petits récits qui forment L’amitié des abeilles. Dix autres livres ont suivi, jusqu’à La Déménagerie en 2004.