nuisiblesNUISIBLES

texte & photographies.
Le temps qu'il fait, 2005.
64 pages, 165 x 240 mm.

 

 

 

 

 

 

 

 

Est-ce la guerre ? On pourrait le craindre. Il y a des habitants et des assaillants. Ces derniers ont des armes, des outils et des chiens. Ou bien l’on est avec eux dehors, les regardant mettre leurs moyens en action. Ou l’on est au contraire avec les assiégés pour partager leur inquiétude tandis que, sous terre, dans l’obscurité, ils écoutent. Le lecteur découvrira seul, du moins il essaiera, de quelle sauvagerie, bien réelle, il s’agit.

JLT

 

Aperçu :

C’est le moment pour casser la croûte, les terrassiers, après vous aurez du travail, Monsieur met le panier entre nous en ouvrant le torchon. Chacun sort son couteau de la poche, prend le pain pour couper une tranche et le passe. Deux pots de grès, du pâté, des rilles, un morceau sur le pain tenu avec le pouce aux dépens d’une bouchée découpée qu’on pose dessus. Fernand appelle en étouffant sa voix : «Constant, tu manges de couché ?» Le Constant se relève. Les tireurs ont mis leur fusil en bandoulière. Le garde ne veut pas manger : faut bien qu’il y en ait un qui surveille. Le gars Mile sort une beurrée de son paletot avec du saucisson à l’oignon. Le garde se retourne sur l’odeur : «même dedans i saura c’que tu manges !» Et Fernand : «tu vas vé qu’i va sorti pour e’nava !»



Critique & Entretiens :

  • François Billy, Le Dauphiné Libéré, 31 décembre 2005.
  • Catherine Le Pan de Ligny, «Nuisibles», Le Nouveau recueil n°76, septembre-novembre 2005.
  • Jean-Louis Bailly, Revue 303 n°88, 3e trimestre 2005.
  • Jean-Louis Gouraud, «Un peu de poésie dans un monde de brutes», Le cheval n°36, septembre 2005.
  • Georges Guitton, Ouest-France, 31 août 2005.
  • Jacques Damade, «Nuisibles», lelittéraire.com, 11 août 2006.
  • Didier Pobel, Le Dauphiné Libéré, 30 juillet 2005.
  • Christian Cressard, Ouest-France, 10 juillet 2005 :
    Le choix des mots, l’enchaînement des phrases, font de
    Nuisibles un conte poétique, où le verbe est implacable avec la violence et l’absurdité du plaisir de tuer et de détruire.
  • Olivier Barrot reçoit JLT pour Nuisibles, «Un livre, un jour», France3, 22 juin 2005.
  • Pierre Campion, «Des blaireaux et des hommes», 21 juin 2005.
  • Didier Jacob, «Mon référendum», Rebuts de presse (extrait), 26 mai 2005.
  • Jérôme Garcin, «Mélodie en sous-sol», Le Nouvel Observateur, 16 mai 2005 :
    ... c’est ce que raconte Jean-Loup Trassard dans un livre époustouflant. Sous la plume de ce grand styliste, une banale traque, d’abord en surface, ensuite en sous-sol (à deux mètres de profondeur), devient une véritable épopée, un grand roman d’aventure, avec suspense, émotion, tristesse.

 

Spectacle :

Dans le cadre de l’Année Trassard en Mayenne, Nuisibles a fait l’objet d’une adaptation pour le théâtre par la compagnie Pakapaze : mise en scène de François Kahn, avec Jérôme Rousselet et François Kahn.

 

 

 

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