composition_jardinLA COMPOSITION DU JARDIN

texte & photographies.
Le temps qu'il fait, 2003.
72 pages, 165 x 240 mm.

 

 

 

 

 

 

 

 


C’est à cheval que l’on vient, à la fin du XVIIIe siècle, voir le terrain autour d’une maison qui se construit pour y créer les jardins. En ce temps-là le jardinier – qui aujourd’hui se dirait paysagiste – était à ses débuts. Un certain nombre d’années plus tard il se souvient de la confiance qui lui fut octroyée comme du dessein d’ensemble qu’il conçut alors pour tailler deux jardins et deux cours en se servant des pentes du terrain. C’est tout un jeu d’allées, de murs et d’escaliers qui se déplie sous sa plume élégante mais sobre. Plusieurs photographies dévoilent quelques angles autour de la maison ou dans son intérieur.

JLT

 

Aperçu :

L’idée de ces niveaux différents mais pas trop m’enchantait. Il ne s’agissait point de contrainte comme cela peut se voir en pays montagneux, mais d’un pur agrément. Il fallait que montées ou descentes fussent brèves et légères, qu’on s’en aperçut assez pour que le corps se plaise, tantôt en bas, tantôt en haut, et pas assez pour qu’il reçoive la plus minime des fatigues. Les terrassiers se crachaient dans les mains pour que des pioches ou pelles coupantes, ou pelles à sable nommées «palis», le manche à trop glisser ne leur échauffât la paume.



Critique :

  • Joël Glaziou, Harfang n° 23, décembre 2003.
  • Marc Blanchet, «Terres d’écriture», Le Matricule des Anges n°46, septembre-octobre 2003.
  • Jean-Louis Bailly, Revue 3O3 n° 78, 3e trimestre 2003 :
    Le charme puissant de ce livre tient d’abord à la rigueur extrême de son écriture.
  • François Billy, «Bruits de plume», Le Dauphiné Libéré, juillet 2003.
  • Pierre Campion, Composition à la Française, 17 juillet 2003.
  • Jérôme Garcin, «Trassard en fleurs», Le Nouvel Observateur, 25 juin 2003 :
    La Composition du jardin est, en fait, une admirable composition française, où la prose, précise et intemporelle à la fois, semble créer ce qu’elle raconte.

 



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