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INVENTAIRE DES OUTILS A MAIN DANS UNE FERME
textes & photographies. Le temps qu’il fait, 1995. 80 pages, 165 x 240 mm.
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INVENTAIRE DES OUTILS A MAIN DANS UNE FERME
textes & photographies. Le temps qu’il fait, 1981. 88 pages, 140 x 190 mm.
Epuisé.
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En sept petits chapitres sont évoqués une trentaine d’outils très divers couvrant l’ensemble de ce qui était nécessaire pour les travaux d’une ferme jusqu’à la fin du XXe siècle ou presque. Il s’agit de décrire brièvement, et avec assez de précision pour tenter de faire voir, non seulement l’outil lui-même mais la danse du corps autour de cet intermédiaire entre l’homme et la matière. Aussi les photographies qui accompagnent ces textes ne montrent-elles pas d’outils, mais le paysage où ils eurent entre nos mains leur fonction.
Sommaire :
- Faux, faucilles & croissant
- Cognées, haches & merlins
- Pelles, houettes & pali
- Marteau, masses & maillet
- Fourches, râteaux & brocs
- Passe-partout, scies & serpes
- Rasettes, binettes & crocs
Plumes recourbées de la queue du coq, constellation placée à droite du Bouvier, papillon nocturne dont la chenille vit sur les trembles, les peupliers et les bouleaux, «faucille» est aussi vocable coupant. En demi-cercle une lame de fer garnie d’acier, fixée à une poignée de bois (virole, soie traversante rabattue au bout). La taille des faucilles varie suivant qu’elles sont destinées à un homme, une femme ou un enfant. Les lames unies sont plus larges que ne l’étaient celles dentées : la fermeture de l’arc rend aisé le travail pour une même épaisseur de tiges, mais la main parcourt alors un trajet plus long et ce que l’on gagne en force est perdu en vitesse. A l’inverse, quand l’arc est ouvert, le geste est plus rapide mais l’effort plus grand.
Extrait de Faux, faucilles & croissants
Critique :
- Thierry Bayle, «Trassard, l’ethnologue-poète des campagnes françaises», La Croix, 12 août 1996 :
Il faudra élever un monument à Trassard, pour la précision, la délicatesse de sa prose, mais aussi pour son entreprise de sauvegarde de la mémoire rurale.
- Richard Blin, Europe n° 806-807, juin-juillet 1996 :
A ces témoins muets de la vie des fermes d’avant la mécanisation à outrance, il donne donc la parole, en les décrivant, en sollicitant leur mémoire, en poursuivant le dialogue avec les gestes, les souvenirs et les ombres qu’ils ressuscitent. C’est le pouls d’une civilisation rurale à l’agonie qui est pris ici, sans nostalgie déplacée, mais avec ferveur, humilité et amour.
- François Billy, Le Dauphiné Libéré, 27 janvier 1996 :
Loin d’être un catalogue sec, son inventaire est dressé dans cette prose charnue et pulpeuse que peuvent secréter, convenablement dosés, la mémoire de l’enfance, le savoir technique et une imagination toujours en alerte.
- Gérard Bodinier, «Les objets cernés par leur murmures», Le Provençal, 10 janvier 1996 :
L’outil passant dans la phrase lui donne son tour singulier, sa démarche particulière et y gagne un imaginaire. La lecture effleure les outils, apprécie la courbe d’une phrase ici, là son arête vive, ailleurs un nœud où le temps est circonscrit.
- Jean-Baptiste Harang, «Du côté du manche», Libération, 28 décembre 1995 :
Ces outils faits pour qu’on leur serre la main ont sinon une âme, ce minimum de camaraderie qui veut qu’on s’entraide, du moins un visage, qu’on se donne un coup de main…
- Marie-Claude Pingaud, «Compte-rendu d’Inventaire des outils à main dans une ferme», Études rurales n°85, janvier-mars 1982.